• Six mois étaient passés, Jack et moi regardons notre maison entièrement finie. Même si Jack avait fait le plus gros du travail, j'ai mis les bouchées doubles pour que l'intérieur soit parfait.

    J'avais réussi à faire ce que je voulais, rénover la maison mais en lui laissant son charme d'origine. J'ai du parcourir les brocanteurs et les magasins pour finaliser notre projet. Je passais mes après-midi dans la véranda à regarder les chevaux que Jack avait acheté pour son élevage.

    Ça fait quinze jours que nous sommes rentrés de notre voyage de noces. Nous avons passés de merveilleux moments, bien que j'aurais souhaités rester au chalet, le travail nous appelait. Entre Marco qui m’inondait de mails et Adrian qui téléphonait à Jack tous les jours, j'ai bien senti qu'il était temps de retourner à Newcrest.

    Nous nous sommes dit oui devant le pasteur de Newcrest, dans un magnifique parc. Nos amis étaient de la fête, les parents de Jack aussi, ainsi que mon frère et Ryan Ellis. C'est mon frère qui m'a emmené jusqu'à l'hôtel, ma mère n'avait pas voulu faire le voyage. Tu parles, elle ne voulait pas être en face d'Adrian plutôt, je ne lui en veux même pas, j'étais entourée de ma nouvelle famille et de Kim, qui était ma demoiselle d'honneur.

    Quand j'ai remonté le chemin au bras de mon frère, les yeux de Jack se sont humidifiés, il faut dire que sa maman et Kim, se sont bien occupés de moi. Ma robe était splendide toute brodée et sans fanfreluche. J'ai mis du temps à la trouver mais elle valait le coup.

    Ryan Ellis, le père d'Adrian, m'a offert mon joli bouquet de roses et m'a déposé un baiser sur la joue en me souhaitant tout le bonheur du monde, j'ai retenu mes larmes pour ne pas saccager mon maquillage. Je me voyais mal arriver devant Jack avec les yeux pandas.

    Jack était superbe dans son smoking gris clair, il avait voulu se faire couper les cheveux, mais je lui avais interdit, non mais n'importe quoi.

    Je peux dire qu'à ce jour, je suis la femme la plus heureuse du monde, et qu'à chaque fois que je plonge mon regard dans celui de Jack, je suis encore plus amoureuse de lui. Je ne pensais pas cela possible, mais en fait, si.

    Pendant la soirée qui a suivit, Adrian, témoin de Jack, et Kim, ont ouvert les festivités, d'un discours, ils ont fini par passer toute la soirée à rire et à danser. Je trouve qu'il aurait fait un beau couple si Kim n'avait pas décidé de s'installer en ville pour son travail.

    J'ai mis en vente ma porshe, j'ai prétexté à Jack qu'elle n'était pas vraiment confortable pour la route que je fais chaque semaine pour aller à l'entreprise de Marco, que j'avais mal à chaque fois, mais ce n'est pas la vraie raison. La vraie raison, c'est que j'attends un bébé et que ma voiture ne sera pas pratique pour mettre le siège auto et la poussette en cas de déplacement

    Je voulais être certaine avant de lui annoncer.

    Nous nous installons dans la véranda, comme tous les soirs, lui il prend une bière et moi un verre d'eau, habituellement je l'accompagne, mais dans mon état, ce n'est pas conseillé. Il n'y fait pas attention, par contre il voit direct le test de grossesse.

    - Qu'est-ce que c'est ? Me demande-t-il.

    - Un test de grossesse.

    Il me regarde ahuri, je souris.

    - Tu...tu es...

    - enceinte oui.

    Il se lève de table, me prend dans ses bras et me fait tournoyer. J'ai une nausée qui arrive mais je le laisse à sa joie.

    - Dans huit mois, nous serons trois, lui murmurais-je tandis qu'il m'emmenait à la chambre.

     

     

    Bientôt la suite de la saga avec : Si seulement...

     

     

    Je remercie 3lodiie qui a fait le thème de mon blog <3 et je remercie les créateurs des poses dont je me suis servie.  

    Dyokabb

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  • Le lendemain matin au petit-déjeuner, j'explique tout à Kim, elle n'en revient pas, et moi non plus, j'ai très envie de rencontrer mon frère et peur en même temps de sa réaction. Même si je n'y suis pour rien, il doit sûrement en vouloir à notre mère et donc m'inclure dedans. Je partage donc mes craintes à mon amie.

     


    - Je ne vois pas pourquoi, me dit-elle, si ça se trouve, il sera heureux de faire enfin ta connaissance.
    - Oui, seulement si son père lui a parlé de nous. 
    - Oui, me coupa Jack, il sait qu'il a une demi-sœur, comme nous tous à Newcrest.
    - Alors pourquoi n'a-t-il jamais essayé de me contacter ? 
    - Il savait que tu n'étais pas au courant, il ne voulait que tu te fâches avec ta mère. 

    Kim me sera la main. Je me suis raidie sans vraiment m'en rendre compte. Jack me regarde, lui aussi s'en est rendu compte. 

    - Je vais aller le voir, et lui dire que tu sais tout, en gros, je vais tâter le terrain. S'il veut te voir, alors nous irons tous les deux.
    - Et s'il ne veut pas ? 
    - Alors je continuerais encore et encore jusqu'à ce qu'il cède, je peux être persuasif quand je le veux, me répondit-il avec un clin d'œil. 
    Je lui rendis son clin d'œil et nous finissons notre petit-déjeuner. 

    Jack partit chez son père après manger, il devait ensuite passer chez les Ellis voir Adrian. Kim et moi, nous sommes restés à la maison, j'avais du ménage à faire et elle m'a aidé. 
    La maison propre, nous sommes allé nous promener en ville. Je lui fis voir le café où j'avais rencontré Jack, et le petit supermarché. Nous nous sommes arrêtées à la pizzeria pour déjeuner, quand Jack arriva avec un jeune homme blond, mon clone en masculin. J'en étais sous le choc. Les garçons s'installèrent à notre table. 

    En attendant d'être servis, Adrian m'expliqua sa vie et le bonheur d'avoir été élevé par son père. Notre mère n'avait jamais pris contact avec lui mais lui envoyait des cartes pour ses anniversaires et de l'argent pour Noël. Il n'a manqué de rien, sauf peut-être de l'amour maternelle.

    Je lui explique comment a été mon enfance, comment est notre mère et qu'il ne doit rien regretter sauf peut-être le fait qu'on ne se soit jamais vu avant.

    Il est vraiment très gentil et nous avons pleins de choses en commun. Il aime vivre ici et moi aussi depuis que je suis avec Jack.

    - Alors ? A quand le mariage ? Me demande Adrian.

    Je rougis jusqu'à la racine de mes cheveux, je ne sais pas quoi répondre, nous n'en avons jamais discuté avec Jack. Kim voyant ma gêne, pose des questions à Adrian, sur ses études, si il a une petite amie.

    Le soulagement a du se lire sur mon visage car Jack me fit un sourire ravageur.

    - Je n'ai pas de petite amie, répondit Adrian à Kim, je n'ai pas vraiment eu le temps avec le ranch à m'occuper. Mon père se fait vieux et il a une santé fragile.

    - Vous élevez quoi comme animal ? Demanda Kim.

    - Nous élevons des chevaux, je fais aussi du rodéo mais pas en professionnel, enfin, plus depuis que je me suis blessé.

    Nos plats servis, nous avons discutés de tout et de rien, nous avons appris à nous connaître, échangés nos souvenirs, bref, nous avons passé un agréable moment. Je suis totalement heureuse, j'ai un frère, une meilleure amie et l'amour de vie à la même table.

    Le lendemain matin, nous nous sommes retrouvés en amoureux avec Jack, il était encore très tôt et je voulais qu'on prenne le petit déjeuner avant qu'il ne parte au ranch de son père et moi d'aller à ma réunion en ville.

    Je lui explique que je vais emmener Kim avec moi, histoire qu'elle fasse du shopping. J'attends voir si il va me parler de la conversation d'hier quand Adrian a parlé d'une date de mariage, car, oui, j'aimerais qu'on se marie, mais je ne veux pas le forcer ni trop espérer au cas où il me le demanderait pas.

    Il me demande si je rentre tard le soir, je lui répond que normalement non.

    - Très bien, alors on se voit ce soir. Passe une bonne journée bébé, dit-il en déposant un baiser sur mes lèvres.

    Il file à la salle de bain se préparer me laissant sans voix dans la cuisine. Je suis déçue mais je ne le montre pas. Je regarde ma montre, et je monte réveiller Kim. Je ne veux pas être en retard à ma réunion.

    Tout le long de la route, j'explique à Kim qu'elle pourra faire du shopping pendant que je travaille avec Marco, elle n'en revint pas de la ville, petite réplique de San Francisco, je gare ma voiture devant l'immeuble des bureaux et je la laisse.

    A peine arrivée au bureau, la secrétaire m'emmène dans la salle de conférence, Marco m'y attendait.

    - Content de te voir Madison, tu as fait bonne route ?

    - Oui, je suis venue avec une amie, ça fait moins long. Alors, raconte-moi tout ?

    - J'ai un nouveau contrat à te montrer, je compte racheter une petite entreprise qui bat de l'aile, j'aimerais sauvegarder les employés.

    Il me tend un dossier que je feuillettes. La secrétaire nous prépare un café et dépose un classeur. Nous passons toute la matinée à discuter des conditions du rachat de l'entreprise, vers midi, la secrétaire nous demande si elle nous fait livrer des repas ou non. Je lui dis que non, je dois rejoindre Kim et reprendre la route.

    Marco me dit qu'il est inutile de revenir avant lundi prochain et qu'on reste en contact.

    - J'emmène les dossiers avec moi Marco, je te les renverrais dès que j'aurais tout mis en ordre.

    - Ça marche Madison, je suis vraiment content de travailler avec toi.

    Il est 19 h quand nous arrivons enfin à la maison, je suis épuisée, j'ai qu'une hâte, plonger dans un bon bain bien chaud et me détendre. Sauf, qu'à peine arrivée, Jack me dit que j'avais quinze minutes pour me changer, il avait réservé une table au restaurant italien.

    Un petit dîner en amoureux. Ben tout d'un coup, je suis moins fatiguée. Je regarde Kim qui me fait un clin d’œil et qui m'annonce qu'elle monte dans sa chambre se mettre en pyjama pour une soirée plateau-télé.

     

    Je n'ai même pas mis dix minutes à me changer. Jack était sur son 31 et il m'ouvrit la porte de la porsche. Quelle galanterie ! Je ne sais pas ce qu'il prépare, mais j'adore ça.

    J'eus beau essayer de lui tirer les vers du nez, mais rien à faire, il me resta silencieux. Arrivés au restaurant, un serveur nous emmena à notre table, sur le balcon, Jack commanda et me pris la main.

    Mon cœur bat à cent mille à l'heure.

    - Tu sais combien je t'aime Maddy, et tu sais que je ferais n'importe quoi pour toi.

    - Oui, murmurais-je.

    - Madison Beaumont, acceptes-tu de devenir ma femme ?

    - Oh mon dieu, oui Jack, mille fois oui, m'exclamais-je riant et pleurant en même temps.

    Il me glissa une bague à l'annulaire, embrassa mes doigts. Je me suis levée et je lui ai sauté dans les bras.

    Ça y est, je suis officiellement sa fiancée.

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  • Jack a sûrement dû entendre la porte claquer parce qu'il vint me prendre dans ses bras. Je le regarde fixement, et il me murmure : 
    - Qu'est-ce qui se passe chérie ?
    J'arrive pas à parler, ma gorge me fait souffrir, je le sers fort contre moi.

    Il me porte et m'emmène dans le salon. Une fois sur le canapé, il essuie mes larmes et me dépose un baiser sur les lèvres. 

    - Dis moi ce qui se passe Maddy ?
    - J'ai reçu un mail de ma mère.
    - Elle va bien ? 

    Je renifle, les larmes coulent toujours. Pourquoi je me mets dans un tel état ? J'essuie mon nez qui coule et le regarde dans les yeux. 

    - Tu le savais n'est-ce pas ? Tu savais que ma mère avait eu un bébé avec un fermier du coin.

    Il commence à comprendre. Me caresse la joue, essuie une fois de plus mes larmes et me dit : 

    - Oui, je le savais, tout le monde ici le sait.
    - Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? 
    - Ce n'était pas à moi de te le dire Madison. Je suis content que ta mère ait rompu le silence. 
    - J'ai un frère ou une sœur ? 
    - Ta mère ne t'a rien dit ? 
    - Je n'ai pas fini de lire le mail. 
    - Alors va finir de lire et ensuite, on discutera.

    Je me sers contre lui et murmure : 

    - Je t'aime, tu sais ?
    - Oui, je le sais et je t'aime aussi. 

    On s'embrasse et il me pousse à aller finir le mail de ma mère. 

    Je me remets devant mon ordinateur et je reprends ma lecture.


    «  ... Mais je suis tombée enceinte. Ton père savait très bien qu'il n'était pas le père, épuisé par son travail au ranch, il s'endormait aussitôt la tête posait sur l'oreiller, nous n'avions plus de rapport depuis plus de trois mois. Il m'a menacé de me mettre à la porte, de me quitter et de demander ta garde, j'étais désespérée, si nous divorcions, je n'aurais plus rien et je perdrais ta garde. Ton grand-père a réussi à résonner ton père, pas pour moi, il ne m'aimait pas, mais pour toi. Tu avais besoin d'une famille pour grandir. 
    Nous sommes restés à Newcrest jusqu'à la naissance du bébé et je l'ai laissé au père. Ton père nous a ramenés à Los Angeles et c'est là que je me suis laissé aller. Tu pourrais me dire que j'aurais pu retourner là-bas et voir ton petit frère avec les années, mais je n'ai pas pu. Il ne me connaissait pas et j'avais peur qu'il me déteste, comme toi en ce moment en me lisant, car je sais que tu me détestes, je n'ai rien fait pour que tu m'aimes et je ne t'en veux pas. 
    Je pense que tu voudras savoir qui est ton frère, alors je vais te dire comment je l'ai appelé si son père ne lui a pas changé de prénom. Il s'appelle Adrian. Je te souhaite beaucoup de bonheur dans ta nouvelle vie. 
    Je t'aime et t'aimerais toujours Madison. 
    Maman.  » 

    J'en reste soufflée, j'ai un frère dans cette ville et je ne le connais même pas. J'en veux à ma mère, bien évidemment, mais j'en veux aussi à mon père. Je ferme mon ordinateur et je vais rejoindre Jack dans le salon. 

    Il regardait un film, je m'installe sur le canapé. Il me regarde et pose sa main sur ma cuisse. 

    - Tu as fini de lire ? 

    Je lui fais signe que oui, j'ai du mal à parler, je ne sais même pas pourquoi d'ailleurs. Je suis en colère et heureuse en même temps. Je me croyais fille unique et j'ai un frère. Je meurs d'envie de téléphoner à ma mère, mais je n'ose pas. 

    - Tu veux en parler ?
    - Je ne sais pas vraiment, je suis encore sous le choc, répondis-je.
    - Je peux le comprendre. Jusqu'à présent, on n'avait pas de visage à mettre sur la famille Beaumont, Ryan, le père de ton frère ne s'est jamais marié, il a élevé seul son fils. 

    Je veux en savoir plus maintenant, alors je m'approche encore plus de Jack et lui demande de tout me dire. Il me prend dans ses bras et reprend : 

    - Ryan Ellis, le père d'Adrian, était tombé fou amoureux de ta mère, je pense qu'elle l'aimait aussi, du moins c'est ce que m'avait dit mon grand-père, seulement, il était sans le sou, juste un ouvrier de mon grand-père qui avait été aider ton grand-père. C'est là, qu'il a rencontré ta mère et il ne se faisait pas prier pour aller au ranch Beaumont. Quand elle a su qu'elle était enceinte, ton père est devenu fou, il s'en est pris à Ryan, c'est mon grand-père qui les a séparés.
    - Je ne pensais que mon père pouvait être violent, murmurais-je. 
    - N'importe quel homme amoureux deviendrait violent pour sauvegarder l'amour de sa vie. Quoiqu'il en soit, nos deux grands-pères pourtant ennemis, ont tout fait pour calmer les choses jusqu'à la naissance du bébé. Ensuite, ton grand-père à forcer ton père à repartir à L.A avec ta mère et toi. 
    - Elle a abandonné son fils, je n'en reviens toujours pas.
    - Elle n'avait pas trop le choix, c'était soit elle te perdait, soit elle perdait Adrian et si elle restait ici, elle n'avait plus rien et tu la connais mieux que moi, tu sais qu'elle n'aurait pas été heureuse ici. 
    - Mais elle n'a jamais été heureuse et maintenant, je sais pourquoi. 

    Même si elle n'est pas défendable, ce n'est pas à moi de la juger, en l'emprisonnant dans sa prison d'or, mon père lui a fait payer et très cher, son infidélité. Je comprends maintenant pourquoi il était toujours aussi aigri et je comprends pourquoi ils faisaient chambre à part. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ma mère n'a pas pris contact avec son fils au décès de papa. Si elle avait été amoureuse de Ryan, elle serait venue ici, à Newcrest au lieu de partir au Canada.

    Il mit mes jambes par-dessus les siennes et me serra dans ses bras. 

    - Assez discuter, viens par ici.

    Je le laisse faire, j'aime quand il est torride avec moi. Nos lèvres s'unirent, nos mains cherchaient nos peaux nues, je me demande si un jour, on pourra se rassasier l'un de l'autre. J'espère bien que non. Il enlève mon pantalon et mes chaussures, fait glisser ma culotte et je me laisse aller à ses caresses. À cet instant présent, mon cerveau est loin de faire le tri sur toutes ces nouvelles, loin de ma mère et de mon frère que je ne connais pas encore. 

    Il me soulève et m'emmène dans la chambre, allongés l'un contre l'autre, il me fait m'envoler au septième ciel. 

     

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  • Je me prépare mentalement aux aveux de Kim. J'ai vu Jack dans le hall à travers la porte vitrée. Il m'a envoyé un baiser et il est reparti vers la cuisine. J'ai vu la force dans ses yeux et ça m'a donné du courage. 

    -Il était violent ce jour-là, je ne sais pas de quoi vous aviez parlé, mais quand j'ai vu ton mail, je suis venue aussitôt.
    -Mon mail ? Je ne t'ai rien envoyé. 
    -Je le sais, c'est lui qui m'envoyait des mails avec ton ordinateur portable. Donc, ce fameux après-midi, je suis venue chez vous. Il m'a ouvert et m'a fait des avances, comme je le repoussais, il m'a frappé. Il m'a dit que ça vous arrivez souvent ce genre de choses, que tu étais une adepte et que tu voulais qu'il m'enseigne afin de le faire ensemble. 

    J'en suis complètement retournée. Je me relève faisant cogner mon fauteuil contre le mur. Kim pleure à chaudes larmes, mais continue son récit. 

    -Il m'a jeté sur le sofa et a déchiré ma culotte, plus je disais non, plus il me frappait. J'avais tellement peur que j'ai fini par me laisser faire. C'est juste après que tu es arrivée. Je t'aurais embrassé tellement j'étais heureuse de te voir, mais quand j'ai vu la haine dans ton regard, je suis partie.
    Je m'approche d'elle et me laisse tomber à ses pieds. Si seulement j'étais arrivée dix minutes avant. 
    -Je suis désolée Kim, chuchotais-je en mettant ma tête sur ses genoux. Je suis désolée.

    Elle me caresse les cheveux et nous pleurons ensembles. 

    -Tu ne savais pas. 

    Après une heure à pleurnicher dans le bureau, je lui montre le chemin de sa chambre. Je lui explique les travaux que nous avons entrepris avec Jack.

    -Mais qui est ce Jack ? Me demande-t-elle.

    -Jack est mon petit ami, nous vivons ensemble.

    Elle me regarde droit dans les yeux. Son mascara a un peu coulé et son visage est triste malgré son petit sourire qui en dit long.

    -Tu l'aimes hein, ne dis pas le contraire, je vois tes yeux briller quand tu prononces son nom.

    Je souris, je ne peux rien lui cacher, elle me connaît par cœur.

    -Oui, je l'aime. Il n'est pas du tout comme Robert, il est gentil et prévenant, je me sens en sécurité avec lui.

    Je lui fais visiter l'étage, la salle de bains et sa chambre. Elle pose ses valises et s'assoit sur le lit. Il grince un peu, mais le matelas est très confortable. Elle tape sur le matelas pour que je m'installe. Je retrouve enfin mon amie et nos moments où nous discutions des heures allongées sur le lit. 

    -Je suis heureuse pour toi Maddy. 
    -Et toi Kim ? Tu en es où de ta vie ? J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on ne sait pas vu. 

    Elle enlève ses chaussures, entoure ses jambes de ses bras et pose son menton sur ses genoux. Son regard est vide. 

    -Je suis tombée enceinte de Robert après son viol, murmure-t-elle, j'ai perdu le bébé. Même si je détestais Robert pour ce qu'il avait fait, je voulais ce bébé. Une partie de moi est morte en même temps que mon bébé.

    Je lui caresse les cheveux pour l’apaiser, c'est une bien triste nouvelle. 

    -Tu en auras d'autres Kim, dès que tu trouveras l'amour, tu auras un autre bébé. 
    Nous restons silencieuses, nous nous soutenons comme nous le faisions avant. Elle s’apaise, je continue à la bercer. 
    -Madison ! S'écria Jack en bas, tu es en haut ? 
    -Oui, répondis-je. 

    J'entendis les pas de Jack dans les escaliers, Kim se renfermait encore plus sur elle-même, je lui murmurais des paroles réconfortantes. La porte s'ouvrit et Jack entra. Il s'approcha du lit sans rien dire. Je lui fais signe que tout aller bien, même si ce n'était pas vrai. 
    Il me sourit, se présenta à Kim qui lui serra la main. Elle essuya ses larmes et me serra la main. 

    - Ça vous dit de déjeuner en ville ? Un peu d'air vous fera du bien, je pense, dit-il en me faisant un clin d’œil. 
    - C'est une excellente idée, nous nous faisons un brin de toilette et on te rejoint.

    Il m’envoie un baiser de la main et redescend. Kim renifle et me regarde avec un petit sourire en coin. 

    - Ben dit donc, c'est un apollon ton Jack, tu m'étonnes que t'es folle de lui.

    Je la regarde et souris.

    - C'est exactement ce que je me suis dit la première fois que je l'ai vu.
    - Y en a beaucoup "des" comme lui dans ce trou perdu ? 
    - Pas "des" comme lui, mais ils sont pas mal oui. Aller, viens, on va se préparer, j'ai une faim de loup, répondis-je en la chatouillant. 

    On éclate de rire, que ça fait de bien de retrouver ma meilleure amie. 
    Je descends dans ma chambre laissant Kim ouvrir ses valises. Jack m'attendait en bas des escaliers, il m'embrassa et me lança une petite tape sur les fesses.

    - Ne me fais pas languir, je meurs de faim.
    - Je me dépêche, répondis-je en lui volant un autre baiser. 

    Jack nous a emmenées dans un restaurant que je ne connaissais pas, le Rock N' Roll Diner, un resto des années 60. Bien agréable, même si je trouve ça un peu trop gras à mon goût. Kim s'est sentie à l'aise et nous avons passé un très bon moment. 
    Nous n'avons pas parlé de notre conversation de tout à l'heure, je préfère qu'elle profite de ce bon moment. 
    Jack nous propose une partie de bowling pour finir la journée, mais Kim étant fatiguée de son voyage préféra rentrer. Sachant son état d'esprit, j'ai préféré remettre cette soirée pour plus tard et rentrer avec elle. Jack n'avait pas l'air déçu et nous a dit qu'on remettra ça à plus tard, un match de foot se passer à la télévision. 
    C'est donc l'estomac bien rempli que nous avons repris le chemin de la maison. 

    Kim est montée directement dans sa chambre, Jack, après m'avoir embrassé langoureusement, est allé regarder son match de foot, je suis donc allé dans mon bureau regarder mes mails. Marco me signale qu'une réunion se passerait le lundi à l'entreprise comme prévu à dix heures du matin. Je pense emmener Kim avec moi, ça lui permettra de faire un tour en ville, comme Jack doit travailler toute la journée au ranch de ses parents. Je réponds donc que je serais présente et que je serais accompagnée d'une amie. 


    J'ouvre un autre mail, c'est un roman de ma mère, je suis épuisée, mais je le lis quand même. Elle m'explique sa vie avec sa sœur, qu'elle a trouvé un compagnon, si elle est heureuse pourquoi pas, en espérant qu'il a une fortune personnelle, parce que la connaissant, elle va le ruiner. Je continue à lire ou plutôt parcourir les lignes quand une phrase m'interpelle.

     
    « …. Je sais que j'aurais du te le dire de vives voix, mais je ne pouvais pas. Je n'étais pas capable de le faire. Nous sommes bien aller à Newcrest avec ton père, il voulait prendre le relais de ton grand-père qui était épuisé par l'élevage des vaches. Grand-pa t'aimait beaucoup, tu avais environ trois ans, malgré sa fatigue, il t'emmenait partout avec lui, tu voulais tout le temps voir les veaux, tu aimais être ici. Mais pas moi. J'ai eu une relation extra-conjugale avec un fermier. Je savais que ce que je faisais était mal, mais avec ton père qui passait ses journées au ranch et ton grand-père qui se fatiguait de plus en plus, je me suis sentie enfermée, prisonnière. Seul cet homme arrivait à me faire rester ici. Je l'ai aimé plus que ton père. J'aurais pu garder ce secret pour moi, mais je suis tombée enceinte.... » 


    Je me lève brusquement, il me faut de l'air. Je ferme mon ordinateur brutalement sans finir la lecture du mail et je sors dehors. 

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  • Les deux semaines passèrent à une vitesse terrible. J'avais enfin mon bureau, Jack et Stéphane avait passé chaque jour et jusqu'à la tombée de la nuit pour le finir. La chambre d'ami était finie d'être installée. La maman de Jack nous avait donné des meubles de son grenier ce qui rendait un charme champêtre à la chambre. J'aime bien et j'espère que Kim appréciera aussi, même si elle est habituée au luxe. 

    Mon boulot me prenait une bonne partie des journées, mais je dois bien avouer que c'est plus plaisant de travailler dans mon bureau que dans le hall d'entrée. J'ai enfin pu mettre mon diplôme d'avocate sur le mur, chose que je n'ai pas faite au cabinet de mon père n'ayant qu'un cagibi comme bureau. 
    Alors que je me penchais sur un dossier pour Marco, Jack entra doucement.

    -Je te dérange ? 
    -Non, entre. 

    Nous deux, ça se passe nickel, nous nous entendons parfaitement, que ce soit dans notre quotidien ou au lit. Il n'aime pas trop quand je dois aller aux réunions de l'entreprise de Marco, pas qu'il soit jaloux, il ne l'est plus depuis que je lui ai avoué que Marco était gay, mais il trouve que la route est longue et il a un peu peur de me voir partir avec ma Porche. 
    Je lève les yeux de mon écran et lui fais un grand sourire.

    -Ne me regarde pas comme ça Maddy, murmura-t-il.
    -Comme quoi ? Répondis-je innocemment.
    -Comme un loup regarde un agneau. 

    J'éclate de rire, il rit aussi en s’asseyant sur le fauteuil. 

    -À quelle heure arrive ton amie ? 
    -Demain dans la matinée, je pense, pourquoi ?
    -Veux-tu que j'aille chez mes parents pendant son séjour ?

    Là, je lâche ma souris et je le regarde les yeux écarquillés.

    -Et pourquoi donc voudrais-je que tu ailles chez tes parents ? C'est hors de question, nous vivons ensemble et je veux que tu restes ici. 

    Il soupira. 

    Je me lève de ma chaise et je m'approche de lui. 

    -Calme-toi Maddy, c'est juste que si tu as besoin d'être seule avec Kim, je peux comprendre. Vous aurez sûrement pleins de choses à vous dire.

    Je suis rassurée, il est trop mignon. Je me hisse sur ses genoux. 

    -Hors de question que tu me laisses ici avec Kim. 
    -Tu as peur ? 

    Je réfléchis, ai-je peur de Kim ? Non. Ai-je peur de lui sauter à la gorge ? Oui. Pas de doute, il faut qu'il reste ici. 

    -De ma réaction oui, alors tu dois être à mes côtés. 
    -D'accord. 

    Il me soulève pour me chevaucher sur lui et m'embrasse. La suite, vous la connaissez, on ne peut pas se passer l'un de l'autre, nous sommes en totale fusion, si vous voyez ce que je veux dire, et j'aime cette fusion. 
    Une fois notre réunion au sommet terminée, il déposa un baiser sur ma tempe, baissa ma robe et se dirigea vers la porte emmenant mon slip. 

    -Jack ! Redonne-le moi, je ne peux pas rester nue sous ma robe.

    Il me fait un clin d'œil et déclara :

    -Si, c'est pour le cas où. Je retourne dehors prendre des mesures. 

    Il sortit, mon slip dans sa poche. Je me rassois et termine mon boulot, même si mon esprit est volage.

    Environs deux heures plus tard, je fus interrompue par des coups de marteau. Je me demande bien ce qu'il peut fabriquer dehors. Je ferme mon ordinateur et je sors le rejoindre. D'être nue sous ma robe me fait une sensation étrange et agréable en même temps. 
    Je contourne le bureau et je le trouve en train de poser des poutres au sol. 

    -Jack ? Qu'est-ce que tu fais ? 

    Il pose marteau et mètre par terre et se relève.

    -J'avais dans l'idée de faire une véranda ici, comme ça, ça agrandirait la pièce principale et ferait entrer la lumière naturelle. 
    -Oh, mais c'est génial, m'écriais-je.

    Je lui saute au coup. Oui, c'est vraiment excitant de ne pas avoir de culotte. Je sens ses paumes chaudes à travers ma robe et le désir monte instantanément. Il me regarde tout sourire.

    -N'est-ce pas, répondit-il avec son regard de loup affamé. 
    -Jack ?
    -Oui ! 
    -Dans la chambre, maintenant. 

    Il éclate de rire et me prend dans ses bras.

    -Et la véranda ? Elle ne va pas se faire toute seule.
    -Elle peut attendre. 

    Il était dix heures du matin quand j'entendis deux coups frappés à la porte d'entrée. Jack dormait encore. Je cours pour ouvrir afin de ne pas le réveiller, il avait grand besoin de recharger ses batteries.
    C'est Kim qui se trouve de l'autre côté de la porte. Je prends une grande respiration et j'ouvre la porte afin de la laisser entrer.

    Elle n'avait pas changé, toujours aussi belle. Je la fais entrer dans la maison. Nous sommes un peu coincées, ne sachant par où commencer. 

    -Je suis contente de te voir Maddy. 

    Et moi ? Suis-je vraiment contente de la voir ? Je pensais que oui, mais les non-dits font que finalement, je reste mitigée.

    -Viens Kim, allons dans mon bureau, je ne voudrais pas qu'on réveille Jack. 
    -Jack ? 
    -Viens. 

    Je la fais passer devant moi, elle porte comme à son habitude une jupe très courte, de hauts talons faisant ressortir ses longues jambes fines. Maintenant ne la voyant, je me rends compte que Robert n'avait aucune chance et je me pose dix mille questions au sujet de Jack. Sera-t-il assez fort pour ne pas succomber aux charmes de Kim ? 
    Elle s'installe sur le fauteuil, le silence est pesant. Je ne sais par où commencer. 

    -Je ne t'ai pas pardonné Kim, j'essaye, mais c'est très dur pour moi, tu m'as trahie, tu as trahi notre amitié. 
    -Madison, je sais que je t'ai fait du mal, mais à ma décharge, c'est Robert qui m'a prise de force.

    J'en reste un instant soufflée. Elle me prend vraiment pour une débile. Je sais ce que j'ai vu. 

    -Tu n'avais pas l'air particulièrement sur la défensive quand je vous ai surpris, lançais-je amère.

    Elle baissa les yeux. Mon ton avait monté sans que je m'en rende compte. 

    -Sur le moment, je n'ai pas vraiment réfléchi, il m'avait fait des avances, et je me suis laissé prendre au jeu. Mais...
    -Continue Kim.

    Elle prit une grande respiration, une larme coula sur sa joue. Je fis le tour de mon bureau et je me laisse tomber sur mon fauteuil, je ne sais pas pourquoi, mais je ne vais pas aimer la suite de la conversation. 

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